Développer la recherche clinique et en santé publique

La recherche clinique et en santé publique est un enjeu social et économique majeur. Elle doit notamment permettre l’avènement progressif d’une médecine personnalisée, tant pour le diagnostic que pour la prise en charge des patients. Notre Université abrite beaucoup des compétences et des savoir-faire nécessaires au développement de ces recherches, qui méritent d’être renforcées et pérennisées, en collaboration avec des acteurs toulousains, publics comme le CHU, ou privés comme l’industrie pharmaceutique présente en Midi-Pyrénées.

En matière de recherche clinique, pour aider au franchissement de la première étape de la recherche translationnelle, celle qui fait passer de la recherche fondamentale à la recherche préclinique chez l’animal,  nous contribuerons à fédérer plus avant les compétences en reprenant et en renforçant certaines initiatives comme le projet d’un Institut en Biologie Intégrative et des Systèmes ou l’Institut des Technologies Avancées en Sciences du Vivant, en continuant d’apporter un soutien aux plates-formes ou plateaux techniques toulousains existants ou en projet (Genotoul, CREFRE-imagerie multimodalité du petit animal du cancéropôle toulousain…).

A cette étape, il nous semble que le développement du potentiel de notre Université en matière de nanotechnologies appliquées au vivant, en collaboration avec des laboratoires propres ou associés aux EPST, sera aussi un atout déterminant.

Pour ce qui est de la seconde étape de la recherche translationnelle, celle qui fait passer de la recherche préclinique à la recherche clinique proprement dite chez l’homme, notre université possède un potentiel important en matière de recherche en Technologies pour la Santé, avec en particulier des recherches sur les biomarqueurs (génétiques, métaboliques, d’imagerie…) indispensables au progrès du diagnostic précoce et d’une thérapeutique efficace, dans une perspective de transfert vers l’industrie pharmaceutique et d’optimisation à l’échelon de l’individu.

Ces recherches s’appuieront de plus en plus sur une gestion/interrogation intelligente de bases de données de prélèvements (collections biologiques) distribuées pour laquelle les chercheurs toulousains en statistique et modélisation, en informatique et bioinformatique, en typage et caractérisation fine des échantillons biologiques seront impliqués, car indispensables.

 En matière de recherche en Santé Publique, des laboratoires de recherche de l’UPS et des partenaires EPST pourront apporter des contributions décisives à l’amélioration des études cohortes, en situation de travail notamment, car ils ont les savoir-faire nécessaires au développement de capteurs corporels (wearable sensors), de micro-dosimétrie et de télétransmission. L’interprétation des données recueillies impliquera d’importants développements en modélisation et en techniques d’analyse multifactorielles où la dimension temporelle jouera vraisemblablement un rôle important (rythme biologique individuel). L’UPS, dans le cadre du PRES de Toulouse, veillera aussi à apporter sa contribution au développement du centre e-santé de Toulouse, en particulier grâce à la coopération de ses équipes de recherche avec le CHU et le pôle de compétitivité Cancer-Bio-santé.

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