La qualité des formations, un engagement au service de tous les publics

CC - EnsembleUPS | Bertrand MonthubertLa qualité des formations de l’université est un objectif partagé par tous et les initiatives qui y contribuent sont nombreuses. Il manque cependant à notre université une politique et une stratégie clairement lisible en ce domaine. Quels sont les points de repères qui doivent guider nos pas ?

Nous manquons, en France, de diplômés du supérieur. Nous devons donc offrir aux étudiants la formation la mieux adaptée à leurs talents et à leur investissement. Se préoccuper de la formation d’une toute petite élite, comme dans le projet IDEX avec les licences étoilées, en laissant de côté l’immense majorité des étudiants qui sont confrontés à un taux d’échec élevé, serait irresponsable.

 Des principes pour une politique clairement affirmée

  • L’université est un service public qui doit accueillir le plus grand nombre d’étudiants dans des conditions équitables. L’étudiant et le savoir doivent être au centre de la mission de formation. L’université doit être partie prenante d’une carte régionale des formations permettant une bonne complémentarité des différents acteurs de l’enseignement supérieur dans toute la région (autres universités, écoles d’ingénieurs, lycées, écoles para-médicales).

Le lien avec les lycées est essentiel pour amplifier le recrutement de notre université: les nombreux collègues  qui s’y investissent aujourd’hui doivent être reconnus et soutenus comme participant à une axe politique fort de l’université.

  • A tous les niveaux, la formation universitaire est adossée à la recherche. Formation et recherche sont deux missions indissociables qui doivent être traitées à égale dignité.
  • Les formations universitaires doivent toutes viser à la fois le développement de la personne, la diffusion du savoir et l’insertion professionnelle aussi bien dans les carrières de la recherche que dans l’ensemble de la sphère économique.
  • L’excellence, c’est le meilleur parcours pour chaque étudiant. L’université est un ensemble riche de spécificités qui doivent être préservées et valorisées afin d’accueillir les différents types de publics. Attirer et faire réussir les étudiants impose la diversification des parcours : parcours généraux, technologiques ou d’ingénierie, pluridisciplinaires ou renforcés, et développement des formations en alternance. Il faut aussi accompagner l’étudiant dans son projet personnel : soutien pédagogique aux étudiants en difficultés, passerelles entre formations, développement de l’autonomie, sensibilisation à la recherche, ouverture à l’international, aide à l’insertion professionnelle.

Notre université doit proposer des parcours diversifiés permettant, pour ceux qui le souhaitent, une sensibilisation à la recherche dès la Licence.

  • La formation tout au long de la vie doit être démultipliée au sein de l’université. Il faut valoriser et développer nos capacités à intégrer des publics de formation continue souhaitant reprendre ou compléter leur formation initiale et soutenir les dispositifs de Validation des Acquis de l’Expérience ou de Validation des Acquis Professionnels. Des correspondants Formation Continue seront nommés dans chaque composante pour favoriser ce développement. Les services en ligne doivent permettre de faciliter l’accès à ces publics dans toute la région.
  • L’innovation pédagogique doit être fortement soutenue, notamment l’utilisation des nouvelles technologies qui permettent de nouvelles formes de dialogue et de travail avec les étudiants ; cela passe notamment par le développement de l’Environnement Numérique de Travail.
  • Les conditions d’études et d’enseignement sont un critère essentiel de la qualité de la formation. L’amélioration des conditions d’enseignement, de l’encadrement des étudiants et des conditions de travail (locaux et équipement) de chacun, étudiants comme personnels doit être une préoccupation permanente.
  • L’université doit donner des objectifs communs à tous et des capacités d’agir à chacun. La responsabilisation de tous les acteurs de l’université doit être au cœur d’une politique générale d’établissement. Les équipes de formation doivent faire l’objet d’une véritable reconnaissance de la communauté universitaire, à l’image de ce que sont les équipes de recherche au sein d’un laboratoire. Les conseils de perfectionnement doivent permettre d’évaluer collectivement les formations mais aussi de promouvoir ces formations à l’extérieur de l’université.

Les secrétariats pédagogiques et les équipes techniques de formation, au plus près des étudiants et des enseignants, doivent être particulièrement valorisés et soutenus dans leur travail quotidien.

  • L’équipe présidentielle s’impliquera dans la mise en œuvre cohérente de la politique de formation en intégrant les différents aspects, de l’immobilier aux maquettes de formation en passant par le soutien aux secrétariats pédagogiques.

Une gouvernance à trois niveaux pour sa mise en œuvre

○    Le CEVU doit élaborer la politique de formation, prise en compte dans sa globalité : articulation lycée-université, orientation, cadrage en amont des habilitations de diplômes, évaluation des diplômes, avis sur les moyens (postes, budget) pour la formation, suivi du devenir des diplômés, mobilité internationale.

Le CEVU sera alimenté dans ses travaux par plusieurs instances composées de membres du CEVU et  de représentants des grands secteurs de formation :

  • La commission stratégique formation qui remplacera la DSE.
  • Le conseil des étudiants (présidé par le VP étudiant) comprenant des élus étudiants des différents conseils.
  • La commission sociale et projets étudiants, qui permet de proposer à la fois les projets d’initiative étudiante et la politique sociale envers les étudiants

○    Les grands secteurs (Sciences et Ingénierie, Santé, F2SMH, IUT) doivent être les relais de proximité de cette réflexion stratégique, prenant en compte leurs spécificités : définition et évolution des formations, préparation des habilitations, évaluation, transversalité et passerelles entre secteurs et avec d’autres établissements, partenariats (lycées, CPGE, BTS, IFSI et autres instituts du para-médical, écoles externes…). Cette réflexion doit s’appuyer sur une commission formation dans chacun des grands secteurs. Les présidents des commissions formation seront invités permanents au CEVU.

○    Les départements de formation doivent mettre en œuvre les formations : organisation pédagogique au plus près des enseignants et des étudiants, définition des services d’enseignement, évaluation des formations, travail avec les secrétariats pédagogiques et les personnels techniques.

Les services SCD, OVE, SCUIO, BAIP,  RI, MFCA, SUP, DTICE, SIMPPS, SCUAPS porteurs de domaines essentiels aux formations, viendront en appui des grands secteurs de formation. Ils jouent un rôle d’expertise et de coordination, et doivent trouver des relais dans chaque secteur de formation pour que leurs actions soient démultipliées. Chaque secteur sera appelé à désigner en son sein des coordinateurs capables d’animer un véritable réseau de correspondants des formations dans chacun de ces domaines pour que le travail de ces services puisse être efficace.

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